Depuis 1806, à Franois, les personnes décédées étaient enterrées autour de la chapelle, située en haut du village. Auparavant, Franois dépendait de la paroisse de Serre les Sapins, donc les défunts y reposaient.
L’établissement du cimetière actuel est décidé en même temps que la construction de l’église, en contrebas de celle-ci.
En mai 1827, des habitants demandent une porte à claire voie. L’architecte MARNOTTE accepte la modification, validée ensuite par les élus. En même temps est accepté le devis pour « placer une croix en pierre qui se trouve directement devant l’emplacement de la nouvelle église que la commune a projeté. Cette croix pourra être replacée dans le centre du nouveau cimetière ainsi que l’implantation des arbres qui vont autour du dit cimetière ».
En décembre 1828, Pierre François MAURIVARD et Claude Philibert MAURIVARD, deux frères cultivateurs demeurant à Franois, Jean Pierre CORNE étant maire : « Ont vendu, cédé, et abandonné maintenant et pour toujours pour les comptes et besoin de la commune, une pièce de prés lieu-dit à « Chiérée » de la contenance d’environ 22 ares touchant de levant le communal et de couchant Jean Pierre MAURIVARD dont la dite commune y a établi un cimetière » pour 700 francs… que les vendeurs déclarent avoir reçu… « pendant le cours des 2 années précédentes.»
En mai 1841, plans et devis sont demandés à l’architecte PHILIBERT pour la construction des murs de clôture du cimetière.
En mars 1870, suite à la demande d’un particulier sollicitant l’achat de terrain au cimetière pour y enterrer son conjoint, le Conseil Municipal fixe le tarif des concessions au cimetière :
1ère catégorie : à perpétuité : 50 francs le m2
2éme catégorie : à 30 ans : 35 francs le m2
3éme catégorie à 15 ans : 20 francs le m2
En 1871, 19 peupliers bordant le cimetière sont vendus aux enchères et acquis par Mr Constant FOIN de la verrerie de Montferrand pour 270 francs.
En 1875, une nouvelle vente aux enchères publiques de peupliers du cimetière est organisée.
Mars 1876 : sept tombes de militaires existaient, dont 6 étaient groupées et identifiées par le nom des défunts. La tombe isolée ne portait aucun signe distinctif et c’est sur cette dernière que le Conseil municipal décide de transférer l’ensemble des restes mortuaires.

En novembre 1884, le Conseil Municipal opte pour l’ouverture d’un crédit pour réparation aux murs et à la porte d’entrée du cimetière qui, étant « usée », doit être remplacée.
En Juin 1891, le Conseil vote une somme de 20 francs pour l’entretien des tombes des militaires morts pendant l’année 1870-1871.
En 1891, une nouvelle demande de concession est effectuée par Mme LANHER, née JOVINET, pour la tombe de son mari Joseph puis, en 1892, M. Paul de Liniers souhaite obtenir une concession à perpétuité au cimetière de Franois où est enterré son fils.
En juillet 1905, une somme de 10 francs a été mise à disposition par le ministère de l’intérieur pour l’entretien de la tombe militaire de la commune. Le préfet dit son attachement à ce que les municipalités apportent la plus grande sollicitude à l’œuvre de conservation des tombes de 1870/71. « Les subsides mis à disposition sont à utiliser pour la réfection de peintures des grilles, soins au monument, appropriation du terrain et renouvellement du gravier de protection… »
En 1911 le ministre de l’intérieur et des cultes accorde une subvention de 5 francs pour l’entretien de la tombe militaire de la commune, somme utilisée pour la réparation et la peinture de la grille d’enceinte.
En novembre 1913, une nouvelle subvention de 10 francs sert à réparer la barrière d’enceinte. Aujourd’hui, cette tombe est disparue.
En 1921, dix sapins sont coupés car placés trop près du mur du cimetière, désagrégeant le mur et occasionnant des brèches. Le conseil municipal projette l’agrandissement du cimetière et vote une somme pour payer les frais de déplacement d’un géologue chargé de l’examen sur place de l’agrandissement.
En 1922, des parcelles sont acquises pour une surface de 6a 99 et le projet d’agrandissement, dressé par M. BLANC, agent voyer cantonal est présenté au conseil municipal.
L’assemblée accepte et sollicite l’autorisation de mettre les travaux en adjudication.

Le marché est adjugé à M. CONTINI Edouard, 37 rue Battant, Besançon.
En 1929, le maire expose qu’il serait urgent de procéder à un aménagement du cimetière et de déterminer les emplacements de concessions perpétuelles.
En juillet 1932, un crédit est voté pour établir un chemin d’accès, ouvrir une porte du côté sud au mur d’enceinte et créer une allée permettant aux usagers de visiter les sépultures.
En 1935, est prise la décision de nommer un fossoyeur qui sera en même temps gardien pour la bonne tenue de ce lieu public.
Une partie du mur d’enceinte s’est écroulé. 1000 francs sont votés pour la réparation.
En 1952, un nouvel effondrement partiel se produit.
En 1984, une parcelle de 34 ares 38 centiares est acquise pour nouvelle extension.
Le mur d’enceinte fut partiellement reconstruit dans les années 2000.
Sources : archives communales.