8 juillet 2026

Le patrimoine historique de notre village

Comment notre commune s’est-elle dessinĂ©e, depuis la RĂ©volution jusqu’à l’an 2000 ?  En savoir plus

Le patrimoine historique de notre village est riche. Vous pourrez en avoir un aperçu en cliquant sur les images ci-dessous et en participant Ă  la balade proposĂ©e. N’hĂ©sitez pas Ă  dĂ©ambuler Ă  la dĂ©couverte de ces trĂ©sors.

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1. Mairie / Ecole Ecolage

L’essentiel des explications donnĂ©es sont issues de recherches sur les dĂ©libĂ©rations du conseil municipal sur la pĂ©riode 1799/2000.

Avant la Révolution Française, les intendants représentent le roi et assurent la tutelle des communautés, tant sur le plan financier que judiciaire et policier.

De 1789 Ă  1799, les maires Ă©taient Ă©lus au suffrage direct pour 2 ans par les citoyens actifs c’est-Ă -dire ceux payant une contribution minimale. (Suffrage censitaire)

En 1792, l’état civil sĂ©culier est instaurĂ©, transfĂ©rant la gestion des registres de l’Eglise aux communes. Le mariage civil devient la forme lĂ©gale du mariage.

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2. Eglise de la Nativité de Notre Dame

Pour mettre un terme à une période postrévolutionnaire particuliÚrement agitée au niveau religieux, Bonaparte et le pape Pie VII ont signé le 15 juillet 1801 le Concordat. Il portait principalement sur la liberté de culte de la religion catholique, religion de la majorité des Français.

La paroisse peut ĂȘtre soit cure, soit succursale. La cure, gĂ©nĂ©ralement situĂ©e au chef-lieu de canton, en l’occurrence Pouilley-les-Vignes, est desservie par un curĂ© pouvant ĂȘtre assistĂ© de vicaires. La succursale, englobant plusieurs communes rurales, un ou plusieurs quartiers des villes, est attribuĂ©e Ă  un desservant. Les fabriques, responsables de l’entretien des Ă©glises sont rĂ©tablies. Elles sont subventionnĂ©es par les communes. Leur existence cesse avec le vote de la loi de sĂ©paration des Eglises et de l’Etat en 1905.

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3. Le ChĂąteau

Dans un acte notariĂ© de 1787, il est prĂ©cisĂ© qu’un clos entourĂ© de murs dĂ©pendait de la seigneurie de Mazerolles dite « De VELLEGUINDRY ». Cette mention permet d’affirmer que ce clos existait dĂšs 1451, date oĂč le dernier des VELLEGUINDRY, ThiĂ©baud, Ă©tait seigneur de Mazerolles selon plusieurs sources concordantes.

L’ensemble bĂąti, couramment appelĂ© « le ChĂąteau » par les Franoisiens, est en rĂ©alitĂ© une maison de maĂźtre.

Un document notariĂ© atteste de l’occupation d’une maison par ClĂ©ment MALCOURANT (1641-1719). Dans son testament datĂ© du 20 mai 1714, il est Ă©crit que « le clos de la contenance d’environ 8 journaux (1 journal = 33,33 ares) comprend une maison [
], un jardin, un verger, une vigne, un vivier, un volier ». Il est prĂ©cisĂ© que la propriĂ©tĂ© est complĂ©tĂ©e par des terres jouxtant le clos.

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4. Le juvĂ©nat : L’ancien couvent

Le bĂątiment appelĂ© « JuvĂ©nat », soit lieu d’études et de formation de certains ordres religieux pour se prĂ©parer au professorat, a eu plusieurs fonctions au fil du temps.

À l’origine, il comprenait une chapelle construite en 1806 aux frais des habitants de Franois (car l’église de Serre Ă©tait trop petite pour les deux villages) et une maison de deux Ă©tages pour loger le vicaire. Puis il devint un pensionnat dirigĂ© par Mlle Elisabeth JUNOT au XIXe siĂšcle.

De nombreux travaux ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s, notamment pour agrandir substantiellement le domaine bĂąti. En 1856, Mlle JUNOT qui avait dĂ©placĂ© son orphelinat depuis Besançon, sentant ses forces diminuer, fait appel Ă  Mme de GONDRECOURT. Cette derniĂšre, fondatrice de la CongrĂ©gation du Saint-CƓur de Marie Ă  Nancy, y installe des religieuses.

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5. Monument aux morts

« En souvenir des Braves  »

Le monument aux morts est le lieu de mémoire de la PremiÚre Guerre mondiale par excellence.  Quelques-uns, construits dans la seconde moitié du XIXe siÚcle, existaient avant 1914 mais ils ne sont pas nombreux et pas spécifiquement communaux.

C’est aprĂšs la Grande Guerre que tous les belligĂ©rants vont Ă©riger des monuments pour rendre hommage aux disparus.

C’est en France que l’on en trouve le plus grand nombre. Ils ont Ă©tĂ© Ă©difiĂ©s Ă  l’initiative des Conseils Municipaux, encouragĂ©s par le gouvernement par la loi du 25 octobre 1919 qui accorde aux municipalitĂ©s une subvention d’État.

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6. CimetiĂšre

Depuis 1806, à Franois, les personnes décédées étaient enterrées autour de la chapelle, située en haut du village. Auparavant, Franois dépendait de la paroisse de Serre les Sapins, donc les défunts y reposaient.

L’établissement du cimetiĂšre actuel est dĂ©cidĂ© en mĂȘme temps que la construction de l’église, en contrebas de celle-ci.

En mai 1827, des habitants demandent une porte Ă  claire voie. L’architecte MARNOTTE accepte la modification, validĂ©e ensuite par les Ă©lus. En mĂȘme temps est acceptĂ© le devis pour « placer une croix en pierre qui se trouve directement devant l’emplacement de la nouvelle Ă©glise que la commune a projetĂ©. Cette croix pourra ĂȘtre replacĂ©e dans le centre du nouveau cimetiĂšre ainsi que l’implantation des arbres qui vont autour du dit cimetiĂšre ».

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7. La gare

L’installation de la voie ferrĂ©e sur le territoire de la commune de Franois a eu un impact visuel, social avec la venue de nouvelles familles et Ă©conomique en facilitant les dĂ©placements et le commerce.

Des documents publics, tels que les archives municipales, les archives dĂ©partementales et autres articles de presse de l’époque retracent l’histoire des lignes de chemin de fer qui desservent Franois.

Pour se situer dans l’histoire des chemins de fer :

Le premier chemin de fer français a Ă©tĂ© construit et mis en service en 1827, sous le rĂšgne de Charles X, entre Saint -Etienne et AndrĂ©zieux, ancien port de Saint-Étienne sur la Loire. Il faisait 18 km de long.

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8. L’arboretum : un site rĂ©habilitĂ©

Autrefois combe utilisĂ©e pour le dĂ©pĂŽt d’objets divers et variĂ©s par les habitants de Franois, cet espace a Ă©tĂ© créé en 1990 – 1991.

L’installation d’une entreprise qui disposait de terre suite Ă  l’amĂ©nagement de son site a permis d’assurer le remblayage des lieux.

D’un commun accord, l’ONF – avec la participation de l’agent local – et la commune ont dĂ©cidĂ© de crĂ©er un arboretum, soit un espace paysager composĂ© d’un grand nombre d’arbres. Ainsi, 25 variĂ©tĂ©s et 20 sujets de chaque essence ont Ă©tĂ© plantĂ©s pour espĂ©rer conserver Ă  l’ñge adulte un ou plusieurs arbres de chaque espĂšce.

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9. L’ouvrage « au Bois »

Traces d’un passĂ© militaire

L’ouvrage fortifiĂ© « Au Bois » est situĂ© Ă  Franois Ă  environ 250 mĂštres de la route nationale vers Dole, au bout du chemin des Quatre-Journaux.

Construit entre 1891 et 1892, il se trouve sur une colline Ă  une altitude de 308 mĂštres, surplombant la route et les voies ferrĂ©es. Cet ouvrage faisait partie de la ceinture fortifiĂ©e de Besançon et Ă©tait conçu pour ĂȘtre armĂ© en cas de besoin par une demi compagnie d’infanterie et des servants pour les piĂšces d’artillerie.

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10. L’oratoire

L’oratoire est placĂ© sur le Grand Chemin, sans doute lieu d’un ancien passage Ă  la croisĂ©e des chemins. Point de repĂšre situĂ© sur une hauteur, bien visible, le long d’une voie passante, il est le tĂ©moignage de la culture chrĂ©tienne. Il a probablement remplacĂ© quelque marque de culte paĂŻen.

Les premiers Ă©vangĂ©lisateurs de la Gaule s’efforcĂšrent de dĂ©truire ces tĂ©moins des cultes anciens.

Des arbres qui entourent l’édicule apportent la vie Ă  un monument en pierre mais procurent aussi l’ombre au passant qui s’arrĂȘte. De nombreux Ă©difices similaires sont ainsi entourĂ©s d’une frondaison.

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11. La Fontaine de la Félie

RĂ©alisĂ©e sur les plans de l’architecte Louis BEUQUE comme celle du village, la fontaine du hameau de la « Flie » a Ă©tĂ© couverte en 1789, ses bassins ayant Ă©tĂ© construits la mĂȘme annĂ©e.

Cette fontaine est placée à proximité du ruisseau Biez des CheneviÚres dont les eaux, beaucoup plus abondantes autrefois, alimentaient un moulin à farine. Elles inondaient réguliÚrement les terrains avoisinants.

Selon un Ă©dit de 1651, les propriĂ©taires riverains Ă©taient chargĂ©s du curage et de l’entretien du cours d’eau. En 1831, le meunier Anatoile PERRIN a intentĂ© et gagnĂ© un procĂšs pour faire valoir son droit exclusif sur les eaux.

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12. Passant, souvient-toi !

Le groupe « Ognon-Doubs » Ă©tait un maquis, composante de la rĂ©sistance active pendant la Seconde Guerre mondiale, principalement Ă  partir d’aoĂ»t 1944. SituĂ© dans notre rĂ©gion, ce groupe a jouĂ© un rĂŽle crucial dans la lutte contre l’occupation allemande.

En 1943, les Français ĂągĂ©s de 20 Ă  45 ans Ă©taient soit sous les armes, soit envoyĂ©s en Allemagne dans le cadre du Service du Travail Obligatoire (STO), soit cachĂ©s pour Ă©chapper Ă  ce service. DĂ©but aoĂ»t 1944, le maquis « Ognon-Doubs » a Ă©tĂ© structurĂ© clandestinement au sein des Forces Françaises de l’IntĂ©rieur (FFI) et placĂ© sous le commandement du Capitaine Henri RODIER.

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13. La Fontaine du village

Le patrimoine des fontaines de Franois reflĂšte l’Ă©volution des besoins en eau de la commune au fil des siĂšcles. Ce document retrace les efforts dĂ©ployĂ©s pour assurer l’approvisionnement en eau, tant pour les habitants que pour le bĂ©tail et pour lutter contre les incendies. Les fontaines, puits et rĂ©servoirs, ont jouĂ© un rĂŽle crucial dans la vie quotidienne des habitants et leur histoire est marquĂ©e par des phases de construction, de rĂ©paration et d’adaptation aux besoins changeants.

Les PremiÚres Fontaines et Réservoirs

DÚs 1789, des fontaines existaient déjà à Franois, celle du bas du village et celle de la Félie.

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14. Les croix de Mission

Elles ont été érigées pour commémorer une manifestation appelée « Mission » destinée à entretenir et stimuler la foi des fidÚles dans les villes ou villages.

Des prĂȘtres missionnaires basĂ©s Ă  École parcouraient le pays en organisant des cĂ©rĂ©monies et des rassemblements importants. Durant plusieurs jours, ils prĂȘchaient d’une façon percutante et imagĂ©e. A la fin de cette Mission on Ă©levait parfois une croix.

La Mission d’Ecole a fonctionnĂ© de 1818 Ă  1977.

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15. Le réservoir

Si l’entretien des fontaines est assurĂ© Ă  minima en fonction des ressources financiĂšres de la commune, la crainte des incendies et l’approvisionnement en eau pour l’abreuvage du bĂ©tail nĂ©cessitent la recherche de solutions. Ainsi, en 1855, constatant que, par temps de sĂ©cheresse, l’eau des puits et mĂȘme celle de la fontaine ont peine Ă  suffire aux besoins des habitants, du bĂ©tail ou pour parer Ă  d’éventuels incendies. Il serait dramatique que le village se trouve privĂ© d’eau !

Il est donc dĂ©cidĂ© de faire vider et paver la mare d’eau prĂšs du cimetiĂšre pour garder une eau de bonne qualitĂ© et accessible au bĂ©tail.

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16. La Bascule

En fĂ©vrier 1884, le principe de construction d’un pont Ă  bascule est adoptĂ©. Ce projet a Ă©tĂ© dressĂ© par M. LAVIE architecte Ă  Besançon. Le Conseil Municipal vote la somme nĂ©cessaire avec le souhait que l’usage de la bascule soit effectif pour juin, Ă©poque des premiĂšres rĂ©coltes, le commerce des produits agricoles devenant de plus en plus important.

L’emplacement retenu est du cĂŽtĂ© de l’église, seul lieu disponible. Le projet de construction est adoptĂ© dĂ©finitivement le 16 mai 1886.

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