Le monument aux morts est le lieu de mémoire de la Première Guerre mondiale par excellence. Quelques-uns, construits dans la seconde moitié du XIXe siècle, existaient avant 1914 mais ils ne sont pas nombreux et pas spécifiquement communaux.
C’est après la Grande Guerre que tous les belligérants vont ériger des monuments pour rendre hommage aux disparus.
C’est en France que l’on en trouve le plus grand nombre. Ils ont été édifiés à l’initiative des Conseils Municipaux, encouragés par le gouvernement par la loi du 25 octobre 1919 qui accorde aux municipalités une subvention d’État. 35 000 monuments aux morts sont érigés entre 1920 et 1925. On en trouve une très grande variété.
Les monuments donnent les noms des disparus selon un principe d’égalité républicaine : l’ordre d’inscription des noms est en général alphabétique, sans indication du grade. Une inscription ou une sculpture délivre un message. La Grande Guerre puis celle de 1939 – 1945 sont ainsi présentes dans le paysage du village de Franois.
Un devis est adressé à la mairie le 8 janvier 1920 suite au choix effectué auprès de M. CHOISEL, dans ses ateliers situés au 50 Avenue de Fontaine-Argent à Besançon, face à la porte monumentale du cimetière des Chaprais.
Dans sa proposition, il précise : « Ce monument est destiné à perpétuer le souvenir des Braves de votre commune morts pendant la guerre. » La délibération est prise en date du 25 janvier 1920. Le devis estimatif se monte à 2 640 francs, pose et transport non compris. Le monument sera érigé sur une place publique à proximité du cimetière.
En sus, il est à prévoir l’aménagement du terrain, un entourage protecteur, une grille en fer. En raison de la spécificité des travaux, le 10 août 1920, la Préfecture autorise le Conseil Municipal à traiter de gré à gré avec M. CHOISEL.
Un marché est passé entre la mairie et un forgeron exerçant à Franois pour la fourniture et la pose de la grille entourant le monument.
En mai 1960, le monument est rénové par M. BOURDIN de Besançon Saint-Ferjeux.
Un déplacement est effectué en 2011 vers le lieu actuel pour permettre un aménagement de voirie telle que nous la connaissons aujourd’hui, à proximité du cimetière.