Les institutions en France                                               Â
Mairies
 Rappel sur lâĂ©volution de la gouvernance des communes : ce rapide rĂ©sumĂ© ne donne que les Ă©lĂ©ments essentiels.
Avant la révolution :
Les intendants assurent la tutelle des communautés, tant financiÚres que judiciaires et police. Ce sont les relais du roi.
De 1789 Ă 1799Â : Suffrage censitaire
Les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour deux ans et rééligibles par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impÎt au moins équivalent à dix journées de travail.
1792 : Institution de lâĂ©tat civil sĂ©culier. Les registres dâĂ©tat civil, jusqu’alors tenus par lâĂglise, sont transfĂ©rĂ©s aux communes. Celles-ci consignent dĂ©sormais naissances, mariages et dĂ©cĂšs. Le mariage civil devient la forme lĂ©gale du mariage
De 1799 à 1848 : Les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants.
Ă partir de 1801, le maire est chargĂ© seul de lâadministration de la commune et les conseillers ne sont consultĂ©s que lorsquâil le juge utile. La Restauration conserve la nomination des maires et des conseillers municipaux. AprĂšs 1831, les maires sont nommĂ©s (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le prĂ©fet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont Ă©lus pour six ans.
A partir de 1871, câest le systĂšme actuel qui est mis en place.
 Ăcoles
Loi du 11 florĂ©al de lâan X votĂ©e le 1er mai 1802.
Câest Ă la commune et donc au maire de celle-ci de trouver le personnel enseignant et un lieu pour les loger. Pour les parents qui ne peuvent payer les Ă©tudes de leurs enfants, il est prĂ©vu de les aider en les dispensant de la contribution scolaire.
L’ordonnance du 29 fĂ©vrier 1816 oblige les communes Ă veiller Ă ce que tous les enfants pauvres reçoivent gratuitement lâinstruction, mais elle ne parle pas de traitement : la rĂ©tribution scolaire est payĂ©e Ă l’instituteur directement par les familles non dispensĂ©es, le plus souvent une partie en argent et une partie en nature. Cet usage s’est perpĂ©tuĂ© jusqu’en 1833.
Aux termes de la loi du 28 juin 1833, la commune est tenue de fournir Ă l’instituteur, outre le local, un traitement fixe. Le maĂźtre continue d’ailleurs Ă jouir de la rĂ©tribution des Ă©lĂšves.
Ăcole et enseignement Ă Franois.
Lâessentiel des explications donnĂ©es est issu de recherches sur les dĂ©libĂ©rations du conseil municipal.
Il a Ă©tĂ© construit Ă la place de lâancienne Ă©cole, maison situĂ©e vis-Ă -vis de lâĂ©glise, maison et dĂ©pendance acquises Ă des particuliers par dĂ©libĂ©ration le 7 fĂ©vrier 1832.
Le bùtiment actuel « mairie-école » date de 1863, comme on peut le lire sur la façade.
Nous ne connaissons pas Ă ce jour lâemplacement de lâĂ©cole avant cette date : le texte du rapport du Conseil ci-aprĂšs nous confirme lâexistence de lâenseignement dans nos communes :
« Lâan treize de la rĂ©publique, le 10 fructidor, (1803) nous maire et adjoint membre du conseil de la commune de Serre et Franois aprĂšs une assemblĂ©e ordinaire prise Ă lâoccasion de choisir un instituteur primaire Ă leur invitation le dit Antoine François BOUVERET de Bonnevent actuellement instituteur pour les communes prĂ©dites comme convenu des charges et conditions suivantes Ă savoir :
Que le dit BOUVERET sâengage pour nous servir dâinstituteur pour les dites communes pour trois annĂ©es consĂ©cutives qui prendront leur commencement au 15 fructidor an 13 et finiront a pareil jour aprĂšs les dites 3 annĂ©es finies et rĂ©volues. Le dit Bouveret sera chargĂ© dâenseigner tous les enfants males qui lui seront confiĂ©s à lire, Ă©crire lâarithmĂ©tique et le plain chant Ă ceux qui auront les dispositions comme aussi dâassister monsieur le curĂ© dans toutes les fonctions ecclĂ©siastiques , sonner tous les coups de cloche nĂ©cessaires au culte catholique, remonter lâhorloge de la paroisse autant de fois quâil en aura besoin et il lui sera payĂ© pour ses peines et salaire la somme de 260 et quinze francs âŠde mĂȘme quarante francs pour loger lâinstituteur, le tout payable moitiĂ© par chaque commune. De plus il fera payer par chaque enfant quâil enseignera la somme de 40 centimes par chaque mois pour ceux qui nâĂ©criront pas et 50 centimes pour ceux qui Ă©criront et apprendront lâarithmĂ©tique et le dit Bouveret sâoblige de porter et faire porter lâeau bĂ©nite faite le dimanche dans toutes les maisons et il lui sera payĂ© pour ses peines une gerbe de bon blĂ© froment par chaque laboureur ou cultivateur et 50 centimes pour ceux qui ne cultivent pas ..en outre par la commune de Serre du bois par bĂ»che comme aux autres habitants de la commune et la commune de Franois 3 moules de bon bois ainsi le tout convenu stipulĂ© entre toutes les parties.»
En septembre 1806, lors dâun constat de dĂ©cĂšs, Mr Bouveret est citĂ© comme recteur dâĂ©cole Ă Serre : les Ă©lĂšves Ă©taient peut-ĂȘtre scolarisĂ©s dans cette commune.
En 1818, les prĂ©visions budgĂ©taires intĂšgrent des dĂ©penses pour la maison commune, la maison de lâinstituteur et la salle de classe.
En 1827, la commune remet Ă M. Touverey instituteur de la commune, un livre de vocabulaire de la langue française. Il est prĂ©cisĂ© que le livre appartient Ă lâĂ©cole de Franois. Au cas oĂč le dit Trouverey cesserait dâĂȘtre instituteur Ă Franois, il cĂ©dera les livres Ă celui qui le remplacera. Cette mĂȘme annĂ©e une prĂ©vision budgĂ©taire fait Ă©tat de travaux prĂ©vus dans la maison commune et dans la classe
Le 7 fĂ©vrier 1832 : la dĂ©libĂ©ration relative Ă lâacquisition dâune maison dâĂ©cole est prise. « La commune nâayant point de maison dâĂ©cole , quoiquâelle ait les fonds suffisants pour se la procurer et que dans le budget de 1832 un crĂ©dit de 8000 francs soit ouvert pour cet objet, que les sieurs Joseph Paguet, Pierre François Maurivard et Jean Pierre Corne avaient une maison indivise quâils vendraient Ă la commune, que cette maison rĂ©cemment bĂątie sise au milieu du village vis-Ă -vis de lâĂ©glise composĂ©e au rez-de chaussĂ©e dâune grande salle propre Ă une Ă©cole, dâune cuisine et dâune chambre et de quatre autres piĂšces Ă lâĂ©tage et y est contigu un petit terrain pour un jardin et une autre petite maison qui peut servir le pĂątre et que lâon pourrait y loger lâinstituteur et lâon pourrait y rĂ©server une chambre pour y dĂ©poser les papiers et les titres de la commune et y rĂ©unir le conseil municipal de la commune, que les propriĂ©taires la cĂšderaient pour la somme de 5 700 francs , que cette somme ne parait pas trop Ă©levĂ©e vu les grands avantages que la commune en retirerait.»
En mars, Pierre François Maurivard, Joseph Paguet et Jean Pierre Corne déclarent faire cession de cette maison mitoyenne avec  la maison de la veuve de Simon Meugin pour la somme de 5 111 francs.
En avril, le Maire donne lecture du procĂšs-verbal dâexpertise de la maison que la commune se propose dâacheter pour lâenseignement de la jeunesse, du procĂšs-verbal commodo et incommodo et de lâavis favorable des habitants Ă la suite de lâenquĂȘte du juge de paix.
Le 9 mai 1842 : le Maire expose que « pour se conformer aux dispositions de la loi du 1 aoĂ»t 1793, de lâordonnance royale du 17 avril 1839 il fallait voter les fonds nĂ©cessaires pour acquisition de poids et mesures pour faciliter le service de la vĂ©rification et assurer le progrĂšs des Ă©lĂšves admis Ă lâĂ©cole primaire dans lâĂ©tude et la connaissance du systĂšme dĂ©cimal. » Une somme est accordĂ©e pour :
«° une sĂ©rie de poids en fonte de seconde fusion depuis et compris le dĂ©cagramme jusquâau poids de 20 kilos
° une sĂ©rie de mesures de capacitĂ© pour les grains depuis et compris le double litre jusquâau double dĂ©calitre et un mĂštre
° une sĂ©rie de mesures de capacitĂ© pour les liquides depuis et compris le 1/12 dĂ©cilitre jusqu’ au litre en Ă©tain
° un quart dâhectolitre et un dĂ©calitre en fer blanc. »
En janvier 1846, le Maire fait part au Conseil une circulaire prĂ©fectorale en date du 28/08/1845 relative aux formalitĂ©s Ă remplir par les instituteurs pour exercer lĂ©galement leur fonction dans les communes. SĆur Victorine Maurivard, sĆur de la Providence, exerce la fonction dâinstitutrice dans la commune sans autorisation rĂ©guliĂšre depuis 20 ans. Une demande est adressĂ©e au prĂ©fet pour quâil lui fasse parvenir lâautorisation dâexercer ses fonctions.
9 aoĂ»t 1854 : aprĂšs lâĂ©glise, la commune accroĂźt son patrimoine bĂąti par une seconde construction :
Par dĂ©libĂ©ration du 9 aoĂ»t 1854 , le Conseil Municipal a sollicitĂ© la vente de 10 ha du ÂŒ de rĂ©serve de Carron notamment pour  la construction dâune maison dâĂ©cole pour les deux classes , « vu que celles que la commune possĂšde sont par leur position sur la place publique et par leur distribution impropre en maison dâĂ©cole , que le produit de ÂŒ de rĂ©serve dont la vente est autorisĂ©e est insuffisant pour la construction dâune maison dâĂ©cole convenable pour les deux classes ; en consĂ©quence le conseil municipal est invitĂ© Ă solliciter du gouvernement tout fraternel de lâEmpereur des français lâautorisation de vendre 10 autres hectares du mĂȘme quart de rĂ©serve Carron afin de pouvoir construire une maison dâĂ©cole qui soit en rapport avec les besoins de lâinstruction des enfants
 Le conseil considĂ©rant que les maisons dâĂ©cole que possĂšde la commune sont trĂšs mal placĂ©es et distribuĂ©es, que les salles qui sont trop basses et prenant jour sur la place publique exposent les enfants Ă une continuelle dissipation qui les empĂȘche de faire des progrĂšs , que les enfants ne peuvent sortir de lâĂ©cole pour des besoins naturels sans arrĂȘt sur la place publique ou ils vont souvent pour voir ce qui sây passe et se dissiper »  dĂ©libĂšre Ă lâunanimitĂ© la nĂ©cessitĂ© de faire une maison dâĂ©cole convenablement situĂ©e et appropriĂ©e pour les 2 Ă©coles.
Le Conseil Municipal demande au PrĂ©fet « lâautorisation de vendre 10 ha du quart de rĂ©serve dit Carron Ă prendre au joignant des 10 ha du mĂȘme quart de rĂ©serve dont la vente est autorisĂ©e. »
En novembre 1855, le conseil le Conseil vote une somme pour lâachat de livres et cartes.

Plan issu du cadastre de 1828
En mai : le budget prĂ©vu pour la maison dâĂ©cole « convenablement appropriĂ©e pour les 2 classes » sâĂ©lĂšverait approximativement Ă la somme de 30 000 francs.
En novembre, le Conseil vote la somme de 225 francs pour acheter des livres et des cartes pour les classes.
Le 8 mars 1858, il est dĂ©cidĂ© dâacheter une maison mitoyenne qui touche la maison commune au sieur Etienne Meugin afin de pouvoir donner lâagrandissement convenable Ă la maison commune.
Le 20 novembre 1860, la dĂ©libĂ©ration est prise « pour la construction dâune maison commune, en remplacement de celle actuelle vu lâĂ©tat de dĂ©labrement dans laquelle elle se trouve et oĂč il nây a quâune salle de classe absolument restreinte, un logement pour lâinstituteur fort insalubre, trĂšs Ă©troit et en trĂšs mauvais Ă©tat. »
Le 10 janvier 1861, « Il est indispensable pour la construction de la nouvelle maison dâĂ©cole de faire lâacquisition de la moitiĂ© dâune maison mitoyenne appartenant Ă Saron Jean Baptiste, lâautre moitiĂ© appartenant dĂ©jĂ Ă la commune pour lâavoir achetĂ© au sieur Meugin Etienne. » Pour ce faire, le Conseil Municipal dĂ©cide de faire venir au conseil les Ă©poux Saron pour « entendre et tĂącher de faire lâacquisition Ă lâamiable de leur maison et aprĂšs avoir discutĂ© pendant longtemps sur le prix dâachat et aprĂšs avoir usĂ© de tous les moyens possibles pour arriver Ă un accommodement puisquâon leur offrait un prix bien supĂ©rieur Ă lâautre partie dĂ©jĂ achetĂ©e, le conseil prie le PrĂ©fet de bien vouloir exproprier ladite maison pour utilitĂ© publique. »
En septembre 1861 : les dĂ©penses occasionnĂ©es par la construction de la maison dâĂ©cole pourraient ĂȘtre couvertes de la façon suivante :
La somme disponible en caisse sâĂ©lĂšve Ă 15 753,90 francs.
Le chemin de fer de Bourg va traverser le bois de la commune sur une surface dâenviron 4 ha et la vente de ce terrain occupĂ© par le chemin de fer Ă 2 500 francs lâha forme une somme de 10 000 francs.
Les bois qui devront ĂȘtre abattus et vendus au profit de la commune qui se trouvent sur ce mĂȘme terrain qui vaut 400 francs ce qui produira une somme de 1 600 francs.
La vente des matĂ©riaux de lâancienne Ă©cole, de mĂȘme que les autres maisons comprises dans le projet dressĂ© par M. BAILLE architecte, dont lâune est acquise et lâautre en voie dâexpropriation (celle de Mr Sarron), sâĂ©lĂšvera environ Ă une somme de 3 000 francs
Soit au total 30353,90 francs
En janvier 1863Â :
Victor BAILLE, architecte Ă Besançon a Ă©tĂ© chargĂ© dâĂ©tudier le projet de la construction, prenant en compte « la nĂ©cessitĂ© de donner Ă la nouvelle construction plus de dĂ©veloppement quâĂ lâancienne et la commune a Ă©tĂ© autorisĂ©e Ă faire lâexpropriation dâune maison voisine. »
Le bĂątiment « renfermera la salle de classe, la mairie, le dĂ©pĂŽt des pompes Ă incendie, le logement de lâinstituteur, une salle pour la perception et les rĂ©unions municipales telles que les Ă©lections, les distributions dâaffouage et les adjudications ».
« Les instructions ministĂ©rielles prescrivent une hauteur de 4 m pour les salles de classe, cette hauteur serait beaucoup trop forte pour les piĂšces du logement, câest pourquoi nous avons mis au rez-de-chaussĂ©e la salle de mairie. Les deux salles et la chambre Ă four seront Ă©levĂ©es dâun mĂštre au-dessus du sol du cĂŽtĂ© de la place, le dĂ©pĂŽt des pompes et le bĂ»cher seront au niveau du sol. Sous la chambre Ă four, on Ă©tablira la cave au service de lâinstituteur. La commune de Franois se trouvant dans une position trĂšs saine, Ă portĂ©e dâune station de chemin de fer, on peut prĂ©voir le cas oĂč un instituteur aurait des pensionnaires, câest pourquoi on a disposĂ© une piĂšce pour un dortoirâŠ.
La salle de classe aura 10 mÚtres de longueur et 6 mÚtres de largeur »
« On emploiera la pierre de taille pour les angles du bĂątiment, les encadrements des baies, lâavant corps de la corniche. Elle sera extraite des bonnes carriĂšres du pays, sauf la corniche et le campanile que nous avons supposĂ©s extraits des carriĂšres des Essarts Martin (dĂ©couverte par A Delacroix, vers Velemes), dans la crainte quâon ne puisse trouver ces morceaux dans celles du pays. Les mortiers seront composĂ©s de chaux hydraulique et de gravier de riviĂšre dans la proportion de 3/5 de gravier et 2/5 de chaux. »
Charpente en sapin
Maçonnerie : 4981,56
Charpente : 2917,20
Gypserie : 1519,53
Menuiserie : 906,40
Serrurerie : 910,30
Ferblanterie : 317,40
Vitrerie : 484,40
Total : 12 036,88
Honoraires architecte 601,80
Total général : 12 638,68 Francs
 Les latrines devaient se trouver hors du bĂątiment. « Cette petite construction Ă©tait situĂ©e Ă lâangle Ouest, comprenant 2 cabinets dallĂ©s, lâun avec siĂšge pour lâinstituteur et sa famille lâautre « à la turc » pour les Ă©lĂšves ». Elle se trouvera assez Ă©loignĂ©e du bĂątiment pour ne pas incommoder ; on aura vue sur elle depuis les fenĂȘtres du fond de la salle. Pour abrĂ©ger le trajet, on pourra ouvrir 2 portes lâune intĂ©rieure, lâautre extĂ©rieure dans un tambour pratiquĂ© dans le bĂ»cher. »
En fĂ©vrier est prononcĂ©e  « lâexpropriation pour cause dâutilitĂ© publique des propriĂ©tĂ©s situĂ©es en la commune de Franois appartenant aux mariĂ©s Sarron, nĂ©cessaire Ă la reconstruction de la maison dâĂ©cole primaire de garçons âŠ., ainsi quâil rĂ©sulte dâun dĂ©cret du 22 octobre 1862 qui a dĂ©clarĂ© cette construction dâutilitĂ© publique, terrains et bĂątiments appartenant au sieur Jean baptiste Sarron et Ă Dame Catherine Roche, propriĂ©taires et consistant en une maison dâune contenance de 1a40 Ca n°106, section B et un jardin de 70 Ca n°103 section B. »
En septembre : une demande de lâentrepreneur de la maison dâĂ©cole est adressĂ©e pour frais de transport de la pierre de taille prise Ă la Chaille, commune de Pouilley-les-Vignes, au lieu de la prendre sur la commune.
Des modifications de lâamĂ©nagement intĂ©rieur par rapport au descriptif initial sont dĂ©cidĂ©es.
En fĂ©vrier 1864, Jean Etienne Jourdain cĂšde Ă la commune un mur mitoyen qui sĂ©pare sa propriĂ©tĂ© et celle des Ă©poux Sarron. Les matĂ©riaux ont Ă©tĂ© employĂ©s Ă la maison dâĂ©cole.
En mai, dans lâancienne Ă©cole de filles, bĂątiment actuellement occupĂ© par la poste :
« Compte tenu que  le logement de lâinstitutrice laisse beaucoup Ă dĂ©sirer, surtout la salle de classe qui nâa que 24 m2 pour contenir en hiver 40 et quelques Ă©lĂšves sur 2,60 m de hauteur, quâil est Ă©vident que plus tard, lorsque la commune sera Ă mĂȘme de faire une plus grande dĂ©pense pour approprier cette maison convenablement, que dâun autre cotĂ© la maison neuve qui vient dâĂȘtre construite est vaste et quâil est trĂšs facile au moyen dâune faible dĂ©pense dâen approprier une partie pour loger lâinstitutrice sans nuire en quoi que ce soit au logement de lâinstituteur. » il est proposĂ© dâamĂ©nager un logement dans le nouveau bĂątiment avec la collaboration de M. BAILLE architecte.
Nota : dans ce bĂątiment, qui apparaĂźt sur le cadastre de 1828, une plaque de cheminĂ©e, agrĂ©mentĂ©e de thyrses – attribut majeur de Dionysos ou de Bacchus- sceptre ornĂ© dâun rameau de vigne surmontĂ© dâune pomme de pin- laisse Ă penser que sa date dâĂ©dification est du dĂ©but du XIXe siĂšcle.
En octobre 1865, une dĂ©libĂ©ration est prise concernant lâamodiation dâune maison appartenant Ă la commune ayant servi jusquâĂ ce jour au logement de lâinstitutrice et de salle de classe aux petites filles. Cette dĂ©cision atteste quâune modification intĂ©rieure du bĂątiment nouvellement construit a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e pour permette dâaccueillir lâĂ©cole des filles.
Le 15 mars 1866, le crépissage de la maison commune effectué par le gypseur M. Ignace Schartzmann de Pouilley-les-Vignes est réceptionné par M. BAILLE architecte.
En dĂ©cembre 1867 : Ă la suite dâune circulaire du prĂ©fet de juillet 1867 relative Ă lâexĂ©cution de la loi du 10 avril 1867 sur lâinstruction primaire, le Conseil Municipal apporte les rĂ©ponses suivantes :
« la commune dont la population est de 529 habitants possÚde une école spéciale de filles et garçons (école mixte) et une école spéciale de filles.
lâenseignement des deux Ă©coles est entiĂšrement gratuit, les dĂ©penses relatives Ă lâinstruction sont en totalitĂ© Ă la charge de la commune qui y pourvoit au moyen de ses revenus ordinaires. Lâinstituteur et lâinstitutrice jouissent de traitements fixes qui leur sont payĂ©s par trimestre.
un cours dâadulte gratuit est fait par lâinstituteur. Ce cours a Ă©tĂ© ouvert sans autre formalitĂ© que lâautorisation de lâinspecteur dâacadĂ©mie et par suite dâune indiffĂ©rence regrettable, il nâest suivi que par un petit nombre de jeunes gens.
en ce qui concerne la crĂ©ation dâune caisse des Ă©coles, dans la commune, le conseil prie M. le PrĂ©fet dâobserver que la commune vient de construire une maison dâĂ©cole qui nâest pas encore entiĂšrement payĂ©e et que par consĂ©quent il lui semble que cette mesure doit ĂȘtre ajournĂ©e jusquâau moment oĂč les ressources communales permettent de la prendre. »
 En mars 1868 : suite Ă la translation du logement de lâinstitutrice dans la nouvelle maison dâĂ©cole, cette maison est devenue vacante et il convient de lâamodier dans lâintĂ©rĂȘt de la commune, mais « vu la proximitĂ© du presbytĂšre, il est convenable de lâamodier Ă un homme dont la conduite soit rĂ©guliĂšre et la probitĂ© connue. »  Un homme dĂ©jĂ connu et rĂ©sidant dans la commune rĂ©pond Ă ces critĂšres. Le conseil municipal donne son accord, convenant quâil est de toute nĂ©cessitĂ© dâavoir un locataire tranquille et honnĂȘte Ă cause du voisinage du presbytĂšreâŠ
 Guerre 1870 :
 1er juillet 1870 : au vu de la circulaire du 24 juillet dernier et les instructions du PrĂ©fet relatives Ă lâĂ©tablissement dans les bĂątiments communaux dâambulances destinĂ©es Ă recevoir les blessĂ©s les Ă©lus ont proposé :
« la salle de classe des garçons Ă©tant trĂšs saine et pouvant contenir facilement 12 lits fournis et garnis par lâinitiative individuelle elle sera mise incessamment Ă disposition des blessĂ©s
le linge, les soins de garde sont aussi offerts par les habitants de telle sorte quâil ne resterait Ă la charge du gouvernement que les mĂ©dicaments et la nourriture
une concession perpĂ©tuelle de 5mÂČ20 de terrain au cimetiĂšre de la paroisse a Ă©tĂ© accordĂ©e par une dĂ©libĂ©ration du 15 mars dernier moyennant la somme de de 260 francs qui a Ă©tĂ© versĂ©e Ă la caisse municipale ; aux termes de la loi, 1/8 de cette somme, soit 86,67 francs revient aux indigents peu nombreux dans notre commune. Le conseil a proposĂ© dâaffecter cette somme Ă lâachat de linge neuf et Ă la construction de bois de lits si nĂ©cessaire.
Comme la sympathie pour ces malheureux blessĂ©s ne peut que sâaccroĂźtre et stimuler lâinitiative individuelle, le conseil espĂšre quâil lui sera possible ultĂ©rieurement de convertir aussi en ambulance la salle de classe des filles qui pourra contenir 8 lits. »
En novembre 1881 : constatant le mauvais Ă©tat des tables des Ă©coles, le Conseil Municipal vote lâachat de tables-bancs Ă deux places pour remplacer les anciennes, soit 15 pour lâĂ©cole de filles et 20 pour celle des garçons.
Pour encourager les enfants qui frĂ©quentent les Ă©coles, une somme de 5 francs est attribuĂ©e Ă chaque Ă©lĂšve qui obtiendra le certificat dâĂ©tudes primaires et placĂ©e en son nom Ă la Caisse dâEpargne.
Des tables bancs Ă deux places sont acquises pour remplacer les anciennes en mauvais Ă©tat, Ă raison de 15 pour lâĂ©cole des filles et 20 pour les garçons.
En aoĂ»t 1884 : le crĂ©dit inscrit au budget 1884 pour les fournitures de classes aux indigents est insuffisant par suite de lâapplication des nouveaux programmes et il est votĂ© un crĂ©dit supplĂ©mentaire.
En juillet 1888 : au terme et en vertu de la loi du 28 mars 1882, -Loi FERRY-, il y a lieu de dĂ©signer 4 conseillers pour faire partie de la commission scolaire, chargĂ©s de surveiller et dâencourager la frĂ©quentation des Ă©coles.
En mai 1892 : le Conseil considĂ©rant que « le sieur Bourgeois instituteur Ă Franois a une attitude politique telle que dans toutes les Ă©lections il fait son possible pour faire Ă©chec aux rĂ©publicains et que parmi les jeunes gens qui ont suivi ses cours on en trouverait point ou peu qui aient des idĂ©es rĂ©publicaines et pour Ă©viter dans la commune rĂ©publicaine de Franois une scission toujours regrettable tant au point de vue des intĂ©rĂȘts communaux quâau point de vue politique. » le Conseil Municipal Ă©met le vĆu de procĂ©der Ă un  vote secret pour savoir si on doit faire la dĂ©marche pour arriver au changement du sieur Bourgeois.
Le Conseil Municipal vote Ă 8 voix sur 10 pour la demande de changement.
En février : la commune de Franois ne possÚde aucune statue représentant des grands hommes ou la République, 300 francs sont prévus pour acheter le buste de la république et le placer contre la façade de la maison commune.
Centenaire de la République
Rappel : lâabolition de la monarchie a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©e par la Convention le 21 septembre 1792 et Ă partir du 22 septembre, les actes publics ont Ă©tĂ© datĂ©s de lâan I de la RĂ©publique
Pour marquer le centenaire de la RĂ©publique, lâillumination et le pavoisement des Ă©difices communaux sont dĂ©cidĂ©s.
Le 16 septembre 1892, le Maire demande au Conseil « ce quâil prĂ©tend faire au sujet du centenaire de la RĂ©publique de maniĂšre Ă le fĂȘter le plus grandement possible et pour attirer Ă cette occasion le plus dâhabitants de la commune pour cĂ©lĂ©brer dignement cette date mĂ©morable. »
La dĂ©libĂ©ration suivante est prise : « afin de cĂ©lĂ©brer dignement la fĂȘte du 22 septembre, tout homme dĂšs lâĂąge de 15 ans pourra se faire dĂ©livrer un bon pour une consommation de la valeur de 80 centimes et les petits garçons dĂšs lâĂąge de 10 ans auront droit Ă la consommation dâune bouteille de limonade. Cette consommation se fera le 22 septembre par les soins dâun cafetier de la localitĂ©. »
« Le montant de cette dĂ©pense sâĂ©tant Ă©levĂ© Ă la somme de 155 francs le Conseil vote Ă lâunanimitĂ© cette dĂ©pense, heureux dâavoir fait cĂ©lĂ©brer dignement le centenaire de la RĂ©publique dans la commune. »
Le compte rendu de cette journée nous est relaté dans le registre des délibérations :
Compte rendu de la journée du 22 septembre 1892 :
« DĂšs le 21 on a annoncĂ© la fĂȘte par des salves dâartillerie et sonneries Ă toutes volĂ©es de cloches communales. Le 22, dĂšs le matin la population Ă©tait rĂ©veillĂ©e au mĂȘme bruit qui sâest continuĂ© jusquâĂ 10 heures du matin, heure Ă laquelle le maire a dĂ©voilĂ© le buste de la RĂ©publique et prononcĂ© un discours Ă lâoccasion du centenaire de la proclamation de la RĂ©publique. A dix heures du matin, distribution de secours aux indigents ; Ă midi, banquet dĂ©mocratique par souscription Ă la mairie ; Ă sept heures du soir, retraite aux flambeaux par la compagnie des pompiers ; au retour, les enfants rĂ©unis ont chantĂ© la Marseillaise et Ă huit heures presque tout le village, hommes, femmes, et enfants rĂ©unis Ă la mairie et sur la place publique, buvaient Ă la RĂ©publique, Ă la France et au conseil municipal.
A dix heures, un orchestre improvisĂ© faisait entendre ses accords ; un bal sâorganisait Ă la Mairie et ensuite dans la grange dâun bon rĂ©publicain « Jourdain » et garçons et filles sâen donnaient Ă cĆur joie jusquâau matin.
Câest une journĂ©e dont on se rappellera longtemps Ă Franois ; seuls, quelques rĂ©actionnaires sont furieux. Tant pis pour eux !! Les sous signĂ©s membres du Conseil municipal souhaitent aux enfants du village que quand ils referont cette fĂȘte, ils trouvent moins dâoppositions et par consĂ©quent moins de rĂ©actionnaires dans la commune. »
Discours du Maire
« Permettez-moi, Ă©tant donnĂ© la grande solennitĂ© qui nous rassemble de vous faire en peu de mots lâhistorique de la date mĂ©morable que la troisiĂšme rĂ©publique a voulu honorer en fĂȘtant son centenaire aujourdâhui.
Le 19 septembre 1792, lâarmĂ©e française, composĂ©e dâenfants, dâadultes, de vieillards, tous volontaires, battait Ă plate couture Ă Valmy, les vieux soldats aguerris du roi de Prusse.
Ces hĂ©ros, permettez-moi de les appeler ainsi, Ă©taient mal armĂ©s, mal Ă©quipĂ©s, mais par contre, ils avaient au cĆur lâamour de la patrie, de cette France qui venait de conquĂ©rir sa libertĂ© aprĂšs tant de siĂšcles dâesclavage.
Leurs ennemis dâalors, les ennemis de notre patrie aujourdâhui, Ă©taient de vils mercenaires dont on se servait en les payant pour essayer dâenrayer, dâĂ©craser lâĂ©tincelle rĂ©volutionnaire qui, partie de la France, risquait de mettre le feu au monde.
Dâun cĂŽtĂ©, il y avait donc des hommes se battant pour leur patrie, dĂ©sireux de garder la libertĂ© quâils venaient de conquĂ©rir, de lâautre se pressaient des serfs, bĂ©tail bon, disaient leurs nobles, pour la boucherie et se battant parce quâon leur commandait et non parce quâils avaient Ă dĂ©fendre leur propriĂ©tĂ©s (ils nâen possĂ©daient pas) mais celle de seigneurs dâalors qui possĂ©daient tout.
Dâun cĂŽtĂ©, il y avait le droit, de lâautre la force. Le droit eut ce jour-lĂ la victoire. Il nâen a pas Ă©tĂ© de mĂȘme en 1870, pour cette raison que lâempire, de hideuse mĂ©moire, avait enlevĂ© au peuple sa libertĂ©, ses prĂ©rogatives quâil avait eues tant de peine Ă conquĂ©rir, pour donner tout cela Ă des favoris qui faisaient la belle jambe Ă la cour des Tuileries ou ailleurs.
Aujourdâhui, le peuple sâest ressaisi, il est de nouveau devenu son maitre et entend dĂ©fendre ses droits par tous les moyens qui sont en son pouvoir.
En souvenir du centenaire de la bataille de Valmy et des droits du peuple reconquis, nous avons Ă©rigĂ© cette statue de la RĂ©publique sur cette place. Câest lâimage de la libertĂ©, de lâĂ©galitĂ© et de la fraternitĂ© qui doivent rĂ©gner entre citoyens dâun mĂȘme pays : nous en confions la garde Ă tous les bons citoyens, Ă tous les hommes de cĆur qui habitent la commune de Franois.
Vive la République ! »
F Fallouey
 Nota : la bataille de Valmy a Ă©tĂ© provoquĂ©e par deux visions du monde : celle de la libertĂ© et de lâĂ©galitĂ© et celle de la monarchie absolue incarnĂ©e par lâAutriche et la Prusse.
 En mars 1893 : le Conseil Municipal « considĂ©rant que Jules FERRY a fait beaucoup de bien aux populations agricoles en dotant le pays de lois scolaires vote pour sa quote-part dans lâĂ©rection de la statue la somme de 20 francs. »
En 1893, un comitĂ© se forme et une souscription est lancĂ©e pour Ă©riger une statue de Jules FERRY. Elle est inaugurĂ©e Ă Saint-DiĂ© en 1896. Câest peut-ĂȘtre dans ce cadre que le conseil municipal a validĂ© une contribution financiĂšre.  Â
En juin, le Maire soumet au Conseil Municipal la nĂ©cessitĂ© de la rĂ©fection du perron qui est complĂ©tement dĂ©tĂ©riorĂ© par la gelĂ©e et quâil est dangereux non seulement pour les enfants, mais aussi pour les grandes personnes. La rĂ©paration sera faite par adjudication. Les pierres de taille pour les marches et le palier seront prises dans les meilleurs bancs des carriĂšres de Malcombe.
En septembre 1895, il est procĂ©dĂ© Ă lâinstallation de Mademoiselle Poirson, munie du brevet supĂ©rieur dans les fonctions dâinstitutrice primaire publique de la commune de Franois. Cette institutrice a effectuĂ© un legs au profit de la commune qui devra veiller au bon Ă©tat de propretĂ© de la tombe familiale.
La réparation du logement de la nouvelle institutrice et de la classe des petites filles est confiée à M. Losinger entrepreneur à St Ferjeux
En 1896 : la commune possĂšde une ancienne maison dâĂ©cole contiguĂ« au presbytĂšre et Ă©tant en instance dâobtenir un bureau de poste, elle a lâintention de lâĂ©tablir dans ce local.
En 1905, le Conseil demande au prĂ©fet « lâautorisation de sonner avec la cloche de lâĂ©glise pour le rĂ©veil, le repas de midi et la retraite le soir. »
En septembre 1908 : une circulaire du ministre invite de façon pressante Ă lâorganisation du tir dans les Ă©coles.
Le Conseil Municipal « considĂ©rant les avantages de cet exercice pour les jeunes gens en vue du service militaire qui pourront acquĂ©rir les qualitĂ©s de bon tireur, si indispensable au bon soldat vote la somme de 80 francs pour lâachat de la carabine nĂ©cessaire Ă lâexercice du tir »
En octobre 1926 : des rĂ©parations sont nĂ©cessaires au logement de lâinstitutrice et de la salle dâĂ©cole de filles. Le devis de M. LĂ©on Pellegrini, entrepreneur Ă Orchamps, est acceptĂ©.
En 1929 : une facture relative aux soupes scolaires, conformément à ce qui avait été prévu au budget primitif, est acceptée par le conseil municipal.
Des lampes sont placĂ©es dans les salles de classe. Le travail est confiĂ© Ă la compagnie dâentreprises industrielles de Franche ComtĂ©.
En septembre1930 : le Maire prĂ©sente au Conseil Municipal les plans et devis dressĂ©s par M. DAMPENON architecte, documents relatifs Ă la rĂ©fection de la toiture de la maison commune et Ă la construction dâun bĂątiment de dĂ©pendances destinĂ© Ă lâusage de dĂ©pĂŽt de pompes, remise pour le corbillard et local pour trieur avec grenier. Pour ce dernier, on dĂ©cide dâattendre que M. Mosini possĂšde sur place les matĂ©riaux de dĂ©molition de la maison Maillotte -maison voisine- qui pourraient ĂȘtre employĂ©s et quâen consĂ©quence il pourrait exĂ©cuter ces travaux a des conditions avantageuses pour la commune.
En juillet 1933 : le local actuel de lâĂ©cole de filles est nettement insuffisant pour recevoir environ 42 Ă©lĂšves, un projet dâagrandissement et de rĂ©amĂ©nagement de lâĂ©cole de filles est Ă prĂ©voir.
Le procÚs-verbal de réception des travaux est validé en décembre.
En 1949 : la rénovation en peinture des écoles, du couloir principal et des extérieurs de la maison commune est réalisée
En juin : le montant de la subvention Ă attribuer Ă l âĂ©cole mĂ©nagĂšre de la Providence de Franois est fixĂ©. ConsidĂ©rant le service rendu par cette association qui procure lâhiver la soupe aux enfants de lâĂ©cole venant des Ă©carts, le conseil municipal vote un crĂ©dit de 3 000 francs qui sera versĂ© au compte de la Providence, 13 r du Chapitre Ă Besançon.
En 1952, un préau en structure métallique est acquis. Il sera placé derriÚre le bùtiment mairie et démonté lors du départ des élÚves vers le groupe scolaire actuel.
Loi Béranger programme 1953
Le Maire donne connaissance de la circulaire prĂ©fectorale en date du 12/09/52 portant application de la loi du 28/09/1951 instituant une allocation scolaire et prĂ©cisant les conditions dâĂ©tablissement des programmes Ă subventionner au titre de lâannĂ©e 1953.
En janvier 1954 : la lettre du prĂ©fet du Doubs qui donne des prĂ©cisions sur la nĂ©cessitĂ© de construire un groupe scolaire Ă la Belle Etoile est communiquĂ©e aux Ă©lus. Lâarchitecte agréé, M. Pierre NOĂ (13 -02 -1954) est dĂ©signĂ© pour cette opĂ©ration.
Lâaccord est donnĂ© pour lâacquisition des immeubles Joly et Touvrey pour la construction de lâĂ©cole de la Belle Etoile (novembre 1954).
Lâinauguration aura lieu en novembre 1956.
En 1961 : la dĂ©cision est prise dâacquĂ©rir des terrains pour le sport, considĂ©rĂ© de premiĂšre nĂ©cessitĂ©, vu lâaugmentation constante des habitants, ce qui reprĂ©sente un grand nombre de jeunes gens et surtout dâenfants frĂ©quentant lâĂ©cole. Le principe dâamĂ©nagement est dĂ©cidĂ© en 1963.
En juin 1963 : une classe mobile est attribuĂ©e Ă la commune Ă titre de prĂȘt. Les travaux doivent ĂȘtre terminĂ©s en septembre. Lâemplacement retenu est derriĂšre le bĂątiment Ă©cole- mairie. Un logement pour lâinstitutrice est louĂ© par un privĂ© avec un bail qui se terminera en 1969.
Il est envisagĂ© de construire une maison prĂ©fabriquĂ©e, lâinstitutrice Ă©tant logĂ©e Ă Serre les Sapins. ConsidĂ©rant que cette derniĂšre donne toute satisfaction et ne voulant pas exposer les enfants Ă subir des changements dâenseignants Ă tous moments, le Conseil Municipal dĂ©cide donc dâĂ©difier une maison prĂ©fabriquĂ©e dans les dĂ©lais les plus courts. (Rue de la Fontaine)
En 1967 : des tractations sont effectuĂ©es avec des propriĂ©taires privĂ©s pour lâacquisition de terrains limitrophes du futur terrain de sport, dans le but de construire un groupe scolaire au lieu- dit « Chaney » A la suite de la prĂ©sentation du dossier, le conseil dĂ©cide de lâachat.
En 1970 : « Compte tenu que la commune est dotĂ©e de 6 classes dont 4 prĂ©fabriquĂ©es rĂ©parties en plusieurs lieux de la commune, suite Ă lâaugmentation de la population, Ă la nĂ©cessitĂ© dâouvrir de nouvelles classes tous les 2 ans, quâil faut ouvrir une nouvelle classe et que la commune ne dispose plus dâemplacement proche des Ă©coles actuelles, le conseil dĂ©cide dâeffectuer une demande Ă lâinspection acadĂ©mique pour une construction nouvelle. »
Et les annĂ©es suivantesâŠ
LâĂ©cole maternelle que nous connaissons aujourdâhui a commencĂ© Ă fonctionner en 1985, libĂ©rant les prĂ©fabriquĂ©s installĂ©s en 1970.
La cantine a Ă©tĂ© mise en place en1992. Les classes situĂ©es dans les mĂȘmes locaux que la mairie ont Ă©tĂ© dĂ©placĂ©es en1997 vers le groupe scolaire existant, dans un nouveau bĂątiment.
En 1998, un réaménagement du rez-de-chaussée libéré par les écoles a permis de créer un nouveau secrétariat de mairie et les façades ont été réhabilitées.
ECOLAGE (institut français de lâĂ©ducation)
Loi du 11 florĂ©al de lâan 10 votĂ©e le 1er mai 1802
Câest Ă la commune et donc au maire de celle-ci de trouver le personnel enseignant et un lieu pour les loger. Pour les parents qui ne pouvaient pas payer les Ă©tudes de leurs enfants, on prĂ©voit dâaider ceux-ci en les dispensant de la contribution scolaire.Â
L’ordonnance du 29 fĂ©vrier 1816 obligeait les communes Ă veiller Ă ce que tous les enfants pauvres reçussent gratuitement l’instruction ; mais elle ne parla pas de traitement ; la rĂ©tribution scolaire Ă©tait payĂ©e Ă l’instituteur directement par les familles non dispensĂ©es, le plus souvent partie en argent, partie en nature, et cet usage s’est perpĂ©tuĂ© jusqu’en 1833.
Aux termes de la loi du 28 juin 1833, la commune Ă©tait tenue de fournir Ă l’instituteur, outre le local, un traitement fixe qui ne pouvait ĂȘtre moindre de 200 francs pour une Ă©cole primaire Ă©lĂ©mentaire, et de 400 francs pour une Ă©cole primaire supĂ©rieure. Le maĂźtre continuait d’ailleurs Ă jouir de la rĂ©tribution des Ă©lĂšves, dont la loi avait pris soin d’assurer l’exact recouvrement en dĂ©cidant qu’elle serait perçue dans la mĂȘme forme et selon les mĂȘmes rĂšgles que les contributions publiques directes.
De 1847 Ă 1849, plusieurs projets de loi furent prĂ©parĂ©s et Ă©tudiĂ©s pour amĂ©liorer la situation des instituteurs et institutrices  La loi du 15 mars 1850 garantit seulement Ă l’instituteur un minimum de 600 francs.
La loi du 16 juin 1881 supprima dans toutes les écoles primaires publiques la rétribution acquittée par les familles. Elle assura, en conséquence, aux instituteurs et institutrices titulaires, adjoints et adjointes, en exercice au moment de la promulgation, le plus élevé des traitements dont ils avaient joui pendant les trois années qui avaient précédé son application.
La loi du 16 juin 1881 convertissait ainsi en traitement fixe les Ă©moluments variables que bon nombre d’instituteurs ou institutrices obtenaient prĂ©cĂ©demment Â
C’est dans ces circonstances que, le 13 mars 1886, RenĂ© GOBLET, ministre de l’instruction publique, dĂ©posa au nom du gouvernement un projet de loi qui, aprĂšs de longues et laborieuses discussions, devint trois ans plus tard la loi du 19 juillet 1889 sur les dĂ©penses ordinaires de l’instruction primaire publique et les traitements du personnel de ce service: les instituteurs Ă©taient dĂ©sormais des fonctionnaires de l’Etat, et leurs traitements, enfin unifiĂ©s, Ă©taient mis, sauf dans les villes plus de 100 000 Ăąmes de population agglomĂ©rĂ©e, entiĂšrement Ă la charge du trĂ©sor public.
Les Ă©lus et lâĂ©colage
0ctobre 1841 : lors de la rĂ©union dont le but est de voter les fonds ou fixer le taux mensuel des enfants qui frĂ©quentent lâĂ©cole de la commune, le Conseil Municipal « considĂ©rant que si la rĂ©tribution mensuelle des Ă©coles Ă©tait acquittĂ©e par la commune elles seraient beaucoup plus frĂ©quentĂ©es, que les parents des enfants ne pourraient point allĂ©guer que cette rĂ©tribution leur devenait trop onĂ©reuse ». AprĂšs vĂ©rification faite des Ă©tats de lâinstituteur et de lâinstitutrice, le Conseil vote Ă lâunanimitĂ© la somme de 300 francs, dont 150 francs pour solde de la rĂ©tribution mensuelle due Ă lâinstituteur et 150 francs Ă lâinstitutrice, laquelle somme sera payĂ©e par trimestre.
8 janvier1848Â :
Paiement des mois dâĂ©colage
« âŠpuisque les habitants de la commune ont appris que lâĂ©colage nâĂ©tait plus gratuit, plusieurs parents avaient retirĂ© leurs enfants par ce seul prĂ©texte quâils ne pourraient pas payer la rĂ©tribution mensuelle et quâen consĂ©quence les classes seraient bientĂŽt dĂ©sertes et que le dĂ©faut dâĂ©ducation perdrait infailliblement la commune âŠÂ » Le Conseil Municipal vote la somme de 300 francs pour tenir lieu de rĂ©tribution des mois dâĂ©colage et en consĂ©quence, le maire prie M. le PrĂ©fet de vouloir bien autoriser cette dĂ©pense pour le bien de la morale publique car câest de lâĂ©ducation des enfants que dĂ©pend lâavenir dâune population.
FĂ©vrier 1849 : le Conseil Municipal se rĂ©unit pour fixer en conformitĂ© avec lâarticle 9 de lâordonnance royale du 23 juin 1836 le sort de Mademoiselle GROSLAMBERT qui est proposĂ©e pour exercer les fonctions dâinstitutrice communale en cette commune.
Il lui est accordĂ©, Ă partir du 15 novembre un traitement fixe et annuel de la somme de 200 francs quâelle touchera par trimestre. Melle GROSLAMBERT jouira, tant pour son habitation que pour la tenue de la classe du local destinĂ© Ă lâĂ©cole de filles dans la maison qui appartient en toute propriĂ©tĂ© Ă la commune (Ă cĂŽtĂ© du presbytĂšre). Elle aura de plus la jouissance du jardin qui dĂ©pend de ce local. Le taux de rĂ©tribution mensuelle que cette institutrice percevra sur les Ă©lĂšves est fixĂ© Ă 60 centimes pour celles qui Ă©crivent et 50 centimes pour les plus jeunes Ă©lĂšves.
Mai 1850 : on procĂšde Ă la dĂ©termination du salaire de lâinstituteur pour lâannĂ©e 1851, salaire qui sâĂ©lĂšve Ă 600 francs, dont 50 francs pour le paiement des mois de classe des indigents.
Mai 1851 : « Pendant lâĂ©tĂ©, la plupart des parents occupent leurs enfants aux travaux de la campagne les jours de beau temps et ne veulent pas les envoyer seulement les jours de pluie Ă lâĂ©cole et ĂȘtre forcĂ©s de payer la rĂ©tribution scolaire comme si ces enfants frĂ©quentaient rĂ©guliĂšrement lâĂ©cole. ConsidĂ©rant que si la plupart des enfants ne frĂ©quentent lâĂ©cole que 2 ou 3 mois pendant lâhiver et passent le reste de lâannĂ©e Ă se dissiper par les rues, non seulement, ils nâauront point dâinstruction mais, Ă©tant sans surveillance ils se livreront Ă une dissipation et une dĂ©moralisation complĂšte
ConsidĂ©rant que depuis que les parents ont eu connaissance que le Conseil Municipal avait votĂ© la suppression de la rĂ©tribution scolaire , les classes ont Ă©tĂ© bien plus frĂ©quentĂ©es, surtout les jours de mauvais temps parce que les parents comptaient ĂȘtre dispensĂ©s de payer et quâaujourdâhui on ne pourrait leur imposer cette obligation sans encourir les plus grands inconvĂ©nients , le Conseil Municipal vote la suppression de la rĂ©tribution scolaire (par les parents)et la somme de 100 francs pour tenir lieu de rĂ©tribution mensuelle Ă lâinstituteur pendant lâannĂ©e 1851 Cette somme jointe aux allocations dĂ©cidĂ©es au budget de la prĂ©sente annĂ©e forme celle de 600 francs. »
Il vote Ă©galement la somme de 100 francs pour tenir lieu de rĂ©tribution mensuelle Ă lâinstitutrice en 1851 cette somme jointe aux 200 francs portĂ©s au budget de la prĂ©sent annĂ©e forme celle de 300 francs.
Mai 1854 : conformĂ©ment Ă la loi de 1850, le Conseil Municipal arrĂȘte le traitement fixe de lâinstituteur Ă la somme de 600 francs et confirme la suppression de la rĂ©tribution scolaire pour 1855.
En fĂ©vrier 1855, le Conseil arrĂȘte le traitement de lâinstituteur Ă 600 francs pris sur les fonds libres de la commune pour lâannĂ©e 1856.
Octobre 1856 : la rĂ©union du Conseil dĂ©cide du rĂšglement du traitement de M. GROSJEAN instituteur nommĂ© par arrĂȘtĂ© du prĂ©fet en date du premier octobre 1856.
« Lâinstituteur profitera du traitement fixĂ© par la loi qui ne doit pas ĂȘtre infĂ©rieur Ă 600 francs
Pour le service de lâEglise en gĂ©nĂ©ral il aura une somme de 100 francs.
Pour secrĂ©taire de mairie il jouira dâune rĂ©munĂ©ration de 50 francs.
Enfin il aura un dédommagement de de 86 francs pour frais de déménagement. »
 En avril 1866, le Conseil Municipal établit le traitement de Mr EME Jean Claude nommé instituteur comme suit :
- une somme de sept cents francs
- une somme de cinquante francs pour remonter lâhorloge
-  une somme de 50 francs pour le secrétariat de mairie
En 1881 : la loi du 16 juin Ă©tablit la gratuitĂ© absolue de lâenseignement primaire dans les Ă©coles publiques.
En 1882 : la loi du 28 mars établit lâobligation de lâinstruction primaire pour les enfants des deux sexes ĂągĂ©s de six ans rĂ©volus Ă treize ans rĂ©volus.
Sources : archives communales