22 août 2026

Le patrimoine historique de notre village

Comment notre commune s’est-elle dessinée, depuis la Révolution jusqu’à l’an 2000 ?  En savoir plus

Le patrimoine historique de notre village est riche. Vous pourrez en avoir un aperçu en cliquant sur les images ci-dessous et en participant à la balade proposée. N’hésitez pas à déambuler à la découverte de ces trésors.

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1. Mairie / Ecole Ecolage

L’essentiel des explications données sont issues de recherches sur les délibérations du conseil municipal sur la période 1799/2000.

Avant la Révolution Française, les intendants représentent le roi et assurent la tutelle des communautés, tant sur le plan financier que judiciaire et policier.

De 1789 à 1799, les maires étaient élus au suffrage direct pour 2 ans par les citoyens actifs c’est-à-dire ceux payant une contribution minimale. (Suffrage censitaire)

En 1792, l’état civil séculier est instauré, transférant la gestion des registres de l’Eglise aux communes. Le mariage civil devient la forme légale du mariage.

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2. Eglise de la Nativité de Notre Dame

Pour mettre un terme à une période postrévolutionnaire particulièrement agitée au niveau religieux, Bonaparte et le pape Pie VII ont signé le 15 juillet 1801 le Concordat. Il portait principalement sur la liberté de culte de la religion catholique, religion de la majorité des Français.

La paroisse peut être soit cure, soit succursale. La cure, généralement située au chef-lieu de canton, en l’occurrence Pouilley-les-Vignes, est desservie par un curé pouvant être assisté de vicaires. La succursale, englobant plusieurs communes rurales, un ou plusieurs quartiers des villes, est attribuée à un desservant. Les fabriques, responsables de l’entretien des églises sont rétablies. Elles sont subventionnées par les communes. Leur existence cesse avec le vote de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat en 1905.

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3. Le Château

Dans un acte notarié de 1787, il est précisé qu’un clos entouré de murs dépendait de la seigneurie de Mazerolles dite « De VELLEGUINDRY ». Cette mention permet d’affirmer que ce clos existait dès 1451, date où le dernier des VELLEGUINDRY, Thiébaud, était seigneur de Mazerolles selon plusieurs sources concordantes.

L’ensemble bâti, couramment appelé « le Château » par les Franoisiens, est en réalité une maison de maître.

Un document notarié atteste de l’occupation d’une maison par Clément MALCOURANT (1641-1719). Dans son testament daté du 20 mai 1714, il est écrit que « le clos de la contenance d’environ 8 journaux (1 journal = 33,33 ares) comprend une maison […], un jardin, un verger, une vigne, un vivier, un volier ». Il est précisé que la propriété est complétée par des terres jouxtant le clos.

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4. Le juvénat : L’ancien couvent

Le bâtiment appelé « Juvénat », soit lieu d’études et de formation de certains ordres religieux pour se préparer au professorat, a eu plusieurs fonctions au fil du temps.

À l’origine, il comprenait une chapelle construite en 1806 aux frais des habitants de Franois (car l’église de Serre était trop petite pour les deux villages) et une maison de deux étages pour loger le vicaire. Puis il devint un pensionnat dirigé par Mlle Elisabeth JUNOT au XIXe siècle.

De nombreux travaux ont été réalisés, notamment pour agrandir substantiellement le domaine bâti. En 1856, Mlle JUNOT qui avait déplacé son orphelinat depuis Besançon, sentant ses forces diminuer, fait appel à Mme de GONDRECOURT. Cette dernière, fondatrice de la Congrégation du Saint-Cœur de Marie à Nancy, y installe des religieuses.

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5. Monument aux morts

« En souvenir des Braves… »

Le monument aux morts est le lieu de mémoire de la Première Guerre mondiale par excellence.  Quelques-uns, construits dans la seconde moitié du XIXe siècle, existaient avant 1914 mais ils ne sont pas nombreux et pas spécifiquement communaux.

C’est après la Grande Guerre que tous les belligérants vont ériger des monuments pour rendre hommage aux disparus.

C’est en France que l’on en trouve le plus grand nombre. Ils ont été édifiés à l’initiative des Conseils Municipaux, encouragés par le gouvernement par la loi du 25 octobre 1919 qui accorde aux municipalités une subvention d’État.

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6. Cimetière

Depuis 1806, à Franois, les personnes décédées étaient enterrées autour de la chapelle, située en haut du village. Auparavant, Franois dépendait de la paroisse de Serre les Sapins, donc les défunts y reposaient.

L’établissement du cimetière actuel est décidé en même temps que la construction de l’église, en contrebas de celle-ci.

En mai 1827, des habitants demandent une porte à claire voie. L’architecte MARNOTTE accepte la modification, validée ensuite par les élus. En même temps est accepté le devis pour « placer une croix en pierre qui se trouve directement devant l’emplacement de la nouvelle église que la commune a projeté. Cette croix pourra être replacée dans le centre du nouveau cimetière ainsi que l’implantation des arbres qui vont autour du dit cimetière ».

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7. La gare

L’installation de la voie ferrée sur le territoire de la commune de Franois a eu un impact visuel, social avec la venue de nouvelles familles et économique en facilitant les déplacements et le commerce.

Des documents publics, tels que les archives municipales, les archives départementales et autres articles de presse de l’époque retracent l’histoire des lignes de chemin de fer qui desservent Franois.

Pour se situer dans l’histoire des chemins de fer :

Le premier chemin de fer français a été construit et mis en service en 1827, sous le règne de Charles X, entre Saint -Etienne et Andrézieux, ancien port de Saint-Étienne sur la Loire. Il faisait 18 km de long.

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8. L’arboretum : un site réhabilité

Autrefois combe utilisée pour le dépôt d’objets divers et variés par les habitants de Franois, cet espace a été créé en 1990 – 1991.

L’installation d’une entreprise qui disposait de terre suite à l’aménagement de son site a permis d’assurer le remblayage des lieux.

D’un commun accord, l’ONF – avec la participation de l’agent local – et la commune ont décidé de créer un arboretum, soit un espace paysager composé d’un grand nombre d’arbres. Ainsi, 25 variétés et 20 sujets de chaque essence ont été plantés pour espérer conserver à l’âge adulte un ou plusieurs arbres de chaque espèce.

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9. L’ouvrage « au Bois »

Traces d’un passé militaire

L’ouvrage fortifié « Au Bois » est situé à Franois à environ 250 mètres de la route nationale vers Dole, au bout du chemin des Quatre-Journaux.

Construit entre 1891 et 1892, il se trouve sur une colline à une altitude de 308 mètres, surplombant la route et les voies ferrées. Cet ouvrage faisait partie de la ceinture fortifiée de Besançon et était conçu pour être armé en cas de besoin par une demi compagnie d’infanterie et des servants pour les pièces d’artillerie.

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10. L’oratoire

L’oratoire est placé sur le Grand Chemin, sans doute lieu d’un ancien passage à la croisée des chemins. Point de repère situé sur une hauteur, bien visible, le long d’une voie passante, il est le témoignage de la culture chrétienne. Il a probablement remplacé quelque marque de culte païen.

Les premiers évangélisateurs de la Gaule s’efforcèrent de détruire ces témoins des cultes anciens.

Des arbres qui entourent l’édicule apportent la vie à un monument en pierre mais procurent aussi l’ombre au passant qui s’arrête. De nombreux édifices similaires sont ainsi entourés d’une frondaison.

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11. La Fontaine de la Félie

Réalisée sur les plans de l’architecte Louis BEUQUE comme celle du village, la fontaine du hameau de la « Flie » a été couverte en 1789, ses bassins ayant été construits la même année.

Cette fontaine est placée à proximité du ruisseau Biez des Chenevières dont les eaux, beaucoup plus abondantes autrefois, alimentaient un moulin à farine. Elles inondaient régulièrement les terrains avoisinants.

Selon un édit de 1651, les propriétaires riverains étaient chargés du curage et de l’entretien du cours d’eau. En 1831, le meunier Anatoile PERRIN a intenté et gagné un procès pour faire valoir son droit exclusif sur les eaux.

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12. Passant, souvient-toi !

Le groupe « Ognon-Doubs » était un maquis, composante de la résistance active pendant la Seconde Guerre mondiale, principalement à partir d’août 1944. Situé dans notre région, ce groupe a joué un rôle crucial dans la lutte contre l’occupation allemande.

En 1943, les Français âgés de 20 à 45 ans étaient soit sous les armes, soit envoyés en Allemagne dans le cadre du Service du Travail Obligatoire (STO), soit cachés pour échapper à ce service. Début août 1944, le maquis « Ognon-Doubs » a été structuré clandestinement au sein des Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) et placé sous le commandement du Capitaine Henri RODIER.

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13. La Fontaine du village

Le patrimoine des fontaines de Franois reflète l’évolution des besoins en eau de la commune au fil des siècles. Ce document retrace les efforts déployés pour assurer l’approvisionnement en eau, tant pour les habitants que pour le bétail et pour lutter contre les incendies. Les fontaines, puits et réservoirs, ont joué un rôle crucial dans la vie quotidienne des habitants et leur histoire est marquée par des phases de construction, de réparation et d’adaptation aux besoins changeants.

Les Premières Fontaines et Réservoirs

Dès 1789, des fontaines existaient déjà à Franois, celle du bas du village et celle de la Félie.

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14. Les croix de Mission

Elles ont été érigées pour commémorer une manifestation appelée « Mission » destinée à entretenir et stimuler la foi des fidèles dans les villes ou villages.

Des prêtres missionnaires basés à École parcouraient le pays en organisant des cérémonies et des rassemblements importants. Durant plusieurs jours, ils prêchaient d’une façon percutante et imagée. A la fin de cette Mission on élevait parfois une croix.

La Mission d’Ecole a fonctionné de 1818 à 1977.

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15. Le réservoir

Si l’entretien des fontaines est assuré à minima en fonction des ressources financières de la commune, la crainte des incendies et l’approvisionnement en eau pour l’abreuvage du bétail nécessitent la recherche de solutions. Ainsi, en 1855, constatant que, par temps de sécheresse, l’eau des puits et même celle de la fontaine ont peine à suffire aux besoins des habitants, du bétail ou pour parer à d’éventuels incendies. Il serait dramatique que le village se trouve privé d’eau !

Il est donc décidé de faire vider et paver la mare d’eau près du cimetière pour garder une eau de bonne qualité et accessible au bétail.

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16. La Bascule

En février 1884, le principe de construction d’un pont à bascule est adopté. Ce projet a été dressé par M. LAVIE architecte à Besançon. Le Conseil Municipal vote la somme nécessaire avec le souhait que l’usage de la bascule soit effectif pour juin, époque des premières récoltes, le commerce des produits agricoles devenant de plus en plus important.

L’emplacement retenu est du côté de l’église, seul lieu disponible. Le projet de construction est adopté définitivement le 16 mai 1886.

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