Sous la place Georges Maurivard
Si l’entretien des fontaines est assuré à minima en fonction des ressources financières de la commune, la crainte des incendies et l’approvisionnement en eau pour l’abreuvage du bétail nécessitent la recherche de solutions. Ainsi, en 1855, constatant que, par temps de sécheresse, l’eau des puits et même celle de la fontaine ont peine à suffire aux besoins des habitants, du bétail ou pour parer à d’éventuels incendies. Il serait dramatique que le village se trouve privé d’eau !
Il est donc décidé de faire vider et paver la mare d’eau près du cimetière pour garder une eau de bonne qualité et accessible au bétail.
En 1869, le Conseil Municipal décide la construction d’un réservoir sous la place publique. Les plans et devis sont dressés par Victor BAILLE, architecte.
Le projet stipule : « L’unique fontaine de Franois est éloignée des habitations dans l’intérieur du village, il n’y a que des puits où l’eau est peu abondante en été ; il est donc bien utile d’établir un réservoir en cas de sécheresse et d’incendie. La place entre l’église et la maison commune est un lieu très convenable, on a l’espoir de trouver des filtrations puisque sur cette place, il y a déjà deux puits et pour suppléer à l’insuffisance de ces filtrations, on recueillera les eaux des toits de la maison commune et de deux bâtiments voisins. Il sera ainsi très facile si on en ressentait le besoin de recueillir les eaux du toit de l’église. »
« Le réservoir projeté supprimera un des puits, celui qui est le moins abondant et qui gêne beaucoup la circulation. On puisera l’eau au moyen d’une pompe à laquelle sera associée une auge pour l’abreuvoir, celle prévue pour la mare près du cimetière.
D’après les fouilles, il est très probable que dans le creusage on trouvera de la marne. Elle sera vendue. »
« La voûte sera à arêtes et divisée en deux travées. Toute la surface au-dessus des voûtes et des murs sera couverte d’une chape à mortier hydraulique pour préserver le réservoir de toute infiltration des eaux de la place et des rues. Les moellons pour les murs et la voûte seront extraits des bons bancs des carrières de la commune.
Les conduites d’eau pour l’alimentation du réservoir et du trop-plein seront en tuyau de poterie, celle du trop-plein suivra le chemin longeant l’église qui a beaucoup de pente ; elle débouchera dans la rigole du chemin. »
En février 2011, des recherches sont effectuées sur la place. Un regard donne sur un puits- citerne maçonné d’environ 2 m de diamètre et 8 m de profondeur. Un deuxième regard, distant de 25,90 m, donne sur une citerne maçonnée en pierre de taille : 4,70 m x 9,90 m, profondeur 7 m.