Le bâtiment appelé « Juvénat », soit lieu d’études et de formation de certains ordres religieux pour se préparer au professorat, a eu plusieurs fonctions au fil du temps.
À l’origine, il comprenait une chapelle construite en 1806 aux frais des habitants de Franois (car l’église de Serre était trop petite pour les deux villages) et une maison de deux étages pour loger le vicaire. Puis il devint un pensionnat dirigé par Mlle Elisabeth JUNOT au XIXe siècle.
De nombreux travaux ont été réalisés, notamment pour agrandir substantiellement le domaine bâti. En 1856, Mlle JUNOT qui avait déplacé son orphelinat depuis Besançon, sentant ses forces diminuer, fait appel à Mme de GONDRECOURT. Cette dernière, fondatrice de la Congrégation du Saint-Cœur de Marie à Nancy, y installe des religieuses.
En 1862, la Congrégation obtient la reconnaissance légale et deux années plus tard acquiert en copropriété le bâtiment pour y éduquer des jeunes filles.
Cependant, la loi de 1904 qui interdit l’enseignement aux congrégations religieuses entraîne la fermeture de l’établissement. A la même époque, les bâtiments sont vendus pour des raisons financières, indépendamment de la législation précitée.
Dans le cadre d’une succession, Joseph DELOEUVRE curé de Franois devient propriétaire des bâtiments en 1908.
En 1920, les locaux sont vendus à M. ENGINGER. L’école de Notre-Dame du Mont est ouverte en octobre 1920. C’est un internat de garçons (juvénat) comprenant soixante élèves en 1924. En 1935, les héritiers de M. ENGINGER constituent une société civile dénommée Société Civile de Notre-Dame du Mont.
Le Juvénat sera fermé en 1939. Après une brève réouverture de l’école de 1945 à 1954, le bâtiment est vendu en 1955.
Il accueille ensuite diverses industries : une usine textile en 1957, une fabrique de brosses en 1970, suite à l’incendie d’une partie de son usine située rue Pergaud à Besançon, puis d’autres entreprises jusqu’en 1991.
Enfin, en 1994, le site est acquis par un promoteur immobilier qui le transforme en logements et locaux tertiaires.